C’est la grosse nouvelle qui est tombée jeudi en fin de journée.
La raison, c’est un rappel massif sur 7000 vélos de la première génération qui présentent des risques de casse du cadre.
le designer Ora Ito, plus habitué à dessiner des hôtels que des vélos avait pris le parti de dessiner un cadre avec une esthétique moderne et dynamique.L’ennui, c’est que pour qu’un design fonctionne, il faut qu’il soit techniquement viable et dans le cas du vélo Angell, on était très loin du compte.Et là ou ça a commencé à se compliquer, c’est quand sont apparus les premiers problèmes de batteries qui se déconnectaient mais ce n’était rien comparé aux problèmes de collage des cadres, réalisé chez SEB qui est en cause aujourd’hui.
Le problème, c’est que Angell est aujourd’hui dans l’impossibilité de procéder à un remplacement ou un remboursement de ces vélos. Cette opération représenterait un cout estimé autour de 20 millions d’euros.
Cette liquidation pourrait par ailleurs entrainer l’immobilisation prochaine de tous les autres vélos Angell car la société risque de ne plus maintenir les serveurs qui permettent aux vélos connectés de fonctionner, sauf si une entreprise décide de récupérer le code pour venir en aide aux utilisateurs comme ça a été le cas lorsque les vélos Vanmoof avait arrêté de fonctionner.Les équipes de son concurrent Cowboy avaient travaillé d’arrache pied pour maintenir le code et ainsi permettre aux clients Van Moof de continuer à utiliser leurs vélos.
Le plus triste dans cette hiostoire, c’est que ce sont les clients qui vont payer les pots cassés et se retrouver à passer au vélo musculaire sans même avoir eu besoin de changer de vélo.Pas certain qu’on puisse vraiment parler de magie dans ce contexte.
Si vous voulez une interview récente de l’un des dirigeant d’Angell, j’avais passé un long moment avec John Mollanger son CEO au micro d’En Roue Libre.

